- Ma ville
- Mes services
- Mes loisirs
Depuis juin 2024 et la décision du tribunal de Strasbourg validant la reprise d’Ascométal Fos-sur-Mer par Marcegaglia, l’entreprise italienne intensifie ses efforts afin de développer l’activité sur notre territoire. Fin octobre, le gouvernement classait l’usine de Fos-sur-Mer parmi les projets d’intérêt national majeur (PINM). Des projets sélectionnés pour leur capacité à réduire la dépendance de la France dans des secteurs stratégiques ou à contribuer significativement à la transition écologique.
Jusqu’à présent, Marcegaglia n’avait pas d’usine de production d’acier. L’entreprise achetait sa matière première auprès de fournisseurs, relativement polluants, pour la transformer en toutes sortes de produits pour ses 15 000 clients dans le monde. « Cet acier acheté auprès d’autres entreprises est fabriqué à partir de hauts fourneaux, indique Michel Nègre, chef de service santé et sécurité de Marcegaglia. Les aciers produits à partir de hauts fourneaux génèrent 2 tonnes de CO2 par tonne d’acier produit. À partir d’une aciérie électrique comme on l’a ici à Fos, c’est 0,3 tonne de CO2. On voit vraiment l’écart entre ces deux types d’industries ».
Pour Marcegaglia, l’objectif est double, conserver l’activité historique de production d’acier spéciaux à partir de lingots d’acier soit environ 200.000T/an et transformer l’usine afin de produire des bobines d’acier à destination de ses usines en Italie à hauteur d’environ 2.0000.000T/an et ce de la manière la plus verte possible. « Le Groupe veut produire une partie de ce que l’on consomme en termes d’acier et, dans le cadre de la décarbonation de l’industrie, l‘aciérie de Fos remplit tous les critères. On utiliserait pour cela, de la ferraille à qui on donnerait une seconde vie, on est pleinement dans l’économie circulaire », souligne Michel Nègre. Et ce n’est pas le seul avantage : « L’implantation géographique est aussi très intéressante et centrale au niveau de l’Europe. De plus, le port est à côté. Le projet serait donc de recevoir la ferraille et d’expédier les produits par voie maritime afin de limiter le trafic routier ». Marcegaglia envisage ainsi d’agrandir ses infrastructures d’ici 2027 avec construction d’une nouvelle usine, pour fabriquer un autre type d’acier sur le même site. Un chantier d’envergure qui devrait s’accompagner de la création de nombreux emplois, pour passer de plus de 300 salariés aujourd’hui à près de 700 d’ici deux ans.
Le mot du syndicat
La CGT Marcegaglia Fos-sur-Mer accueille favorablement ce projet industriel d’envergure car, pour la première fois depuis des années ce projet nous permet d’entrevoir une certaine pérennité. La décarbonation au cœur du sujet avec la fin des quotas carbone horizon 1er janvier 2026, favorise ce projet. La montée crescendo des embauches pour atteindre un effectif organique avoisinant les 700 salariés, demeure un aspect positif pour notre bassin industriel.
Syndicalement, nous restons prudents sur les différentes échéances à venir notamment la présentation de ce projet aux salariés du site. La CGT Marcegaglia souhaite être actrice et non spectatrice de ce projet, avec la création « d’une commission de suivi des investissements » afin de pouvoir suivre l’avancée des phases de travaux. Nous serons également attentifs socialement avec l’arrivée massive des travailleurs sur notre site.
Globalement, ce projet est une opportunité pour l’avenir.